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Vins de Pays d'OC

L'histoire d'un vignoble

Une histoire plurimillénaire

6 siècles avant J.C. Le Languedoc-Roussillon, c’est plus de 2600 ans de tradition viti-vinicole. L’activité viti-vinicole a commencé 6 siècles avant J.C. Ce sont les populations grecques qui ont implanté la vigne en Languedoc-Roussillon. Ils créent autour d'Agde leur premier comptoir commercial.

Quelques siècles plus tard, la province narbonnaise prend un essor considérable sous l'empereur Auguste. Les vétérans des légions romaines, souvent fils de vignerons de Campanie, reçoivent, en remerciement pour de longues années de service, des terres sur Narbonne et Béziers. C'est ainsi que le premier vignoble connu en Gaule voit le jour. Le commerce des vins s'organise et prend de l'ampleur grâce à la "Voie Domitienne". Cette route commerciale construite, en Pays d’Oc de Beaucaire jusqu'au Perthus, relie l’Espagne à l’Italie. Elle constitue aujourd’hui le socle qui  témoigne de l’histoire du vignoble Pays d’Oc.

Au 1er siècle après Jésus-Christ, les vins s'exportent en Adriatique, en Grèce et jusqu'en Haute-Egypte.

De la chute de l’empire romain aux Rois de France

La chute de l'Empire romain désorganise ce négoce, mais le vignoble reste florissant. Les grandes invasions barbares ouvrent en Pays d’Oc une longue période de troubles. Le vignoble décline malgré la persistance de très beaux domaines. La situation se prolonge jusqu’au Moyen Age où la vigne connaît une vaste expansion.Les nombreuses abbayes de la Région servent de cadres aux recherches viticoles et permettent la découverte de procédés de vinification encore en vigueur aujourd’hui.

En 1290, Arnaud de Villeneuve, découvre le secret de la distillation du vin en alcool et marque ainsi une nouvelle ère pour la viticulture. L’époque de la Renaissance ouvre à nouveau les grands marchés maritimes. Les petits ports régionaux comme Lattes, Mèze, Agde, Collioure arment des bateaux pour exporter nos vins. Durant ces siècles, les vins du Languedoc-Roussillon conquièrent toutes les tables y compris celles des Rois de France. En décembre 1564, le roi Charles IX et sa mère Catherine de Médicis, en voyage dans le Languedoc vont se laisser séduire par le muscat de Frontignan.

Infrastructures et prospérité – du XIIème au XXème siècle

Avec la construction du Canal du Midi inauguré en 1681, une nouvelle fenêtre s’ouvre sur l’Atlantique, cette fois. Toutes les destinations sont à conquérir.A la fin du XVIIIème siècle, le commerce du vin se diversifie. Vignerons, artisans tonneliers, transporteurs et négociants s’affairent dans un Pays d’Oc très prospère.

En 1855, l’arrivée du chemin de fer apporte une richesse sans précédent à la Région mais ce bel essor est brutalement interrompu par une attaque généralisée d’oïdium puis de Phylloxéra qui anéantit le vignoble. La viticulture se reconstruit autour des vins de table pour assurer l’approvisionnement en vin d’une population qui consomme du vin au quotidien.

Au milieu du XXème, la viticulture méditerranéenne connaît des transformations économiques et techniques importantes. La reconversion qualitative se met en marche.

La révolution qualitative

Jusqu’en 1976 : le vin, une activité florissante. Le Languedoc-Roussillon a toujours été à l’écoute des marchés. Jusqu’au milieu des années 70, le système productif régional s’est constitué autour de la production de vins de table. 80 % de la production répond alors aux besoins de consommation courante. Le vin est un produit de masse. De fait, 75 % du vignoble est constitué de cépages à haut rendement : Aramon, Carignan et Cinsault. L’organisation économique est très hétérogène. En 1970, 91000 exploitations sont recensées. Celles de petites tailles notamment permettent de conserver un caractère artisanal.

Au milieu des années 70, la production régionale atteint son apogée volumique avec 30 millions d’hectolitres et 10 milliards de francs de chiffre d’affaires, soit 1,5 milliard d’euros. Le vignoble s’étend alors sur 430000 hectares. Le Languedoc-Roussillon pèse considérablement sur le marché national avec 45 % de la production, tous vins confondus. En région, la viticulture concerne 25 % des actifs et représente 20 % du PIB. Durant les 15 ans qui précèdent la reconversion du vignoble, la viticulture régionale connaît une réelle phase de prospérité  et de modernisation.

Après 1976 : le paysage viticole régional se transforme

A la fin des années 70, la viticulture régionale se restructure. L’objectif est de produire des vins d’un rapport qualité / prix unique. Cette restructuration qualitative fait suite à une série de chocs extérieurs qui amènent la production régionale à se reconvertir.

La remise en question de la viticulture régionale va être portée par 4 changements majeurs :

  • La modification de la demande : L’évolution des comportements entraîne une diminution de la consommation de vin (165l en 1965 et 75l en 1996). Le consommateur privilégie alors les VQPRD aux vins de table ; il passe d’un vin aliment à un vin agrément.
  • L’extension de la concurrence au niveau européen. L’Europe instaure la libre circulation des produits sur le territoire européen. Les vins de Table italiens sont alors clairement en concurrence avec les vins languedociens. L’extension de la libre concurrence sur l’Espagne va accentuer l’avantage concurrentiel de ces deux pays producteurs.
  • Une production mondiale: la viticulture languedocienne évolue désormais dans une concurrence internationale. L’arrivée de nouveaux pays producteurs va accélérer la reconversion qualitative de la viticulture méridionale. Les consommateurs mondiaux ont une référence différente, la clé d’entrée internationale est le cépage.
  • Le développement et la diversification économique du Languedoc-Roussillon amoindrissent le poids de la viticulture.

Ces changements agissent sur la viticulture régionale. Elle perd sa souveraineté régionale et nationale. A cela, s’ajoute une érosion considérable du prix des vins de table. La révolution viticole est en route.

1987 : Vin de Pays d’Oc pour une démarche collective de conquête des marchés


La politique européenne contribue, sans nul doute, à la transformation qui s’opère. Elle décourage la production de masse et appuie la rénovation et la restructuration économique et viticole. Côté français, le Plan Chirac lancé en 1973 accélère la reconversion des exploitations en vin de qualité, vin de pays en plaine et AOC en coteaux. Le 4 septembre 1979, les vins de pays sont réglementés selon l’Arrêté Ministériel paru au Journal Officiel.

Huit ans plus tard, le décret fixant les conditions de production du label Vin de Pays d’Oc (Pays d’Oc IGP depuis le 1er août 2009) parait au Journal Officiel, le 15 octobre 1987. L’ensemble de ces mesures et influences sur le vignoble languedocien entraîne une baisse des volumes et l’inversion de l’offre. Les consommateurs ne sont plus demandeurs de vins de table anonymes. Désormais, la segmentation régionale est d’abord caractérisée par les vins de pays (tirés par les vins de cépages Pays d’Oc), les AOC ensuite et les vins de Table enfin. Ces derniers sont produits dans une proportion radicalement différente de celle précédemment enregistrée. Les vins de Pays d’Oc, positionnés sur un créneau novateur, contribuent à la valorisation de la production, notamment avec le renforcement des produits conditionnés.

Le socle régional et l’indépendance institutionnelle du Syndicat des Producteurs de Vin de Pays d’Oc apportent un cadre adapté aux vignerons et aux entreprises. L’innovation est au cœur de leur stratégie. Vin de Pays d’Oc permet à la viticulture régionale de bénéficier d’avantages concurrentiels sur les marchés.

1er août 2009 : Vin de Pays d’Oc devient Pays d’Oc IGP

Suite à une réforme européenne, l’offre de vins prend une nouvelle forme:

  • Les vins de pays ont laissé place aux vins à Indication Géographique Protégée
  • Les vins de table disparaissent au profit des vins sans Indication Géographique

Grâce à cette évolution, les vins Pays d’Oc IGP sont enfin reconnus pour la qualité conférée par leur origine et le travail minutieux de leurs vignerons. Ils dépendent désormais de  l’Institut National de la Qualité et de l’Origine (INAO), aux côtés des Appellations d’Origine Protégées (anciennement AOC).

PAYS d’OC IGP, ça garantit quoi ?

  • Un savoir-faire de tradition étroitement lié à son territoire
  • Une constance qualitative
  • Une typicité aromatique
  • Des contrôles rigoureux
  • Une certification du “Bureau Véritas Certification France”

Pour plus de détail rendez-vous dans la rubrique "Pays d'Oc IGP, qualités certifiées"